mercredi 9 novembre 2011

Nouvelle galère pour Fall

Benjamin Fall, l'ailier ou arrière du Racing-Metro, gravement blessé au genou droit au mois de septembre, souffre d'un staphylocoque doré. Une complication lourde qui pourrait l'empêcher de revenir sur les terrains de Top 14 cette saison. Un nouveau coup dur pour l'international français.

 


 



 


Il y a très peu de chances de revoir Benjamin Fall (22 ans) sur les terrains du Top 14 cette saison. Victime d'une rupture du ligament interne du genou droit au Stadium de Toulouse le 10 septembre dernier, l'arrière ou ailier international a été victime de complications lourdes après sa première opération. Des complications qui l'ont obligé à subir une deuxième intervention chirurgicale fin octobre.
Rapatrié de Capbreton
Résumé des faits : quelques jours après sa blessure, le joueur a été opéré normalement à Paris. Dans la foulée, il est parti entamer sa rééducation au Cers de Capbreton (Landes). Mais rapidement, Benjamin Fall s'est plaint de nouvelles douleurs au genou et après une semaine dans le Sud-ouest, il a été rapatrié dans la capitale pour passer des examens. C'est à ce moment-là qu'on lui a découvert un staphylocoque doré. Une mésaventure qui était déjà arrivé au pilier David Attoub en 2006.
Perte de huit kilos
Une deuxième opération a donc dû être programmée pour le débarrasser de ce staphylocoque. C'est ainsi que le joueur a subi une autre intervention il y a environ deux semaines. A noter qu'entre-temps, Fall avait perdu huit kilos. Une semaine plus tard, Benjamin Fall est ensuite reparti du côté de Capbreton, où il se trouve actuellement, pour reprendre une démarche classique de sa rééducation. "Je lui apporte mon soutien personnel, nous a confié le président du Racing, Jacky Lorenzetti. Et l'ensemble du club est derrière lui." Mais ces complications retardent d'autant plus son retour à la compétition. Et donc ses chances de rejouer avant le prochain exercice...

mardi 8 novembre 2011

Un derby bien lancé

Un peu moins d'un mois avant le rendez-vous sur le terrain, les dirigeants du Stade Français et du Racing Métro se sont livré bataille en conférence de presse mardi. Avec taquinerie et sans retenue.




Lionel Nallet et Pascal Papé s'étaient livrés une belle bataille sur le terrain
 
Ils n'étaient ni agressifs, ni belliqueux. Seulement taquins. Au rugby club du Racing Métro mardi matin, dans le huitième arrondissement de Paris, la conférence de presse a débuté par un geste a priori cordial : Thomas Savare, nouveau président du Stade Français, offrant le calendrier des Dieux du Stade à Jacky Lorenzetti. D'un sourire, son homologue du Racing a accepté le présent, ajoutant : «On en a déjà parlé. Je trouve ce calendrier ringard».
C'était le début de ce qui aurait pu être une partie de ping-pong entre deux frères ennemis. Un club de la capitale qui revendique ses pas vers la modernité opposé à celui des Hauts-de-Seine presque conservateur, au Maillot aux bandes bleues et blanches, intactes depuis près de 130 ans. Un inventaire quasi complet des divergences était passé en revue : l'histoire (un Racing de deux ans l'aîné), le palmarès («Vous étiez encore promu l'an dernier, on a 13 boucliers de Brennus, vous avez besoin d'un coup de main», Richard Pool-Jones, vice-président du Stade Français), les derniers résultats («On a gagné trois de nos quatre dernières confrontations», Lorenzetti) comme la construction simultanée de deux stades («Celui de Nanterre, on le paye nous-même, le vôtre dans le 16e est à la charge des contribuables !», dixit Lorenzetti, toujours).

«On ne fait rien avec des petites insultes en conférence»

Le tout sous les yeux amusés de Sébastien Chabal et de Pascal Papé, et des entraîneurs Pierre Berbizier et Michael Cheika qui tentaient d'apaiser les tensions. «Je sais qu'on ne fait rien avec des petites insultes en conférence de presse, relativisait ce dernier. Un derby, ça se fait avec des joueurs qui sont prêts à mourir sur le terrain». En tout cas, le décor de ce Stade Français-Racing Métro du 3 décembre, le premier de l'histoire à se tenir au Stade de France, est planté !

Chabal a rejoué

Blessé à la clavicule gauche depuis la fin du mois de septembre, Sébastien Chabal a rejoué au rugby lundi, à l'entraînement. «C'était la première fois depuis 5 semaines» a-t-il confié mardi. Si le troisième ligne du Racing Métro s'est déclaré «apte» pour la compétition, il a néanmoins confié «ne pas se faire d'illusions» quant à une sélection pour le premier match de la Coupe d'Europe, vendredi à domicile, contre les Blues de Cardiff

samedi 5 novembre 2011

Le Racing-Métro au métier

Le Racing-Métro empoche sa deuxième victoire consécutive à l'extérieur en allant s'imposer à Brive (18-12). Gaëtan Germain, auteur de 12 points, a permis à son équipe de sortir vainqueur d'une rencontre très tactique. Trop timides, les Corréziens se contentent du point de bonus défensif.

 

De la pluie, du temps gris et du combat : le menu de ce Brive/Racing-Métro collait parfaitement à la saison automnale. Le match débutait d'ailleurs par de nombreuses phases de rucks. Le CAB dominait globalement les débats mais les coéquipiers de Jacques Boussuge se heurtaient à la bonne défense du Racing-Métro. Les Franciliens retrouvaient des qualités de plaquage qu'ils avaient perdu en tout début de saison. Gaëtan Germain ne parvenait pas à bonifier le bon travail de ses avants, l'arrière des Ciel et Blanc trouvait le poteau sur ses deux premières tentatives (19e et 28e). Les Corréziens se heurtaient au premier rideau adverse malgré une nette supériorité en mêlée fermée. Mais M.Garner, l'arbitre anglais du soir, ne bronchait pas. Mathieu Bélie inscrivait les premiers points de la rencontre après une faute de Ghezal qui préférait passer au centre sur un regroupement (32e). Germain réglait enfin la myrrhe et permettait à son équipe de recoller au score juste avant la mi-temps (40e).
Luafutu pénalise le CAB
La seconde période reprenait sur la même physionomie. De longs ballons tapés par les deux équipes apparemment gênées par le temps pluvieux. Les Racingmen, plus expérimentés que la jeune garde du CAB, occupaient parfaitement le terrain. Gaëtan Germain puis Mathieu Lorée d'un joli drop (50e et 52e) creusaient le score par des jolis coups de pied. Les Coujoux ne se sentaient pas dans un grand soir, ils rendaient systématiquement le ballon aux Franciliens. Mathieu Bélie rentrait bien une pénalité (54e) mais ce n'était pas suffisant pour troubler un Racing bien en place. Les Brivistes, en infériorité numérique après le carton jaune de Luafutu (70e), commençaient même à plier en mêlée. Le Métro prenait neuf points d'avance à la suite du beau travail de sa première ligne sur cette phase de conquête (80e). Mais Cronje offrait un cadeau aux Coujoux, il gardait le ballon au sol sur le coup d'envoi qui suivait. Julien Caminati ramenait finalement le point de bonus défensif aux siens.
Le Métro sur les bons rails
Les Brivistes sont tombés sur plus forts qu'eux. Les protégés d'Ugo Mola n'ont pas réussi à bousculer la bonne tenue des Racingmen. Certains diront que les Corréziens ont manqué d'ambition. Le CAB n'a pas assez matérialisé sa domination de la première période. L'équipe a donné trop de faveurs à son adversaire pour pouvoir prétendre inquiéter un Racing-Métro qui a retrouvé une solidité défensive. La performance des Ciel et Blanc reste dans la continuité de la victoire à Castres (23-19) du 28 octobre dernier. Avec plus d'agressivité, plus d'envie, les Franciliens ont montré un tout autre visage que celui affiché il y a encore quelques semaines. Ils se remettent sur la voie pour jouer les premiers rôles en fin de saison. La route est cependant encore longue pour un Métro toujours convalescent mais désormais sur les bons rails.

jeudi 3 novembre 2011

Racing-Metro: Avec Nallet

Le manager du Racing-Metro, Pierre Berbizier, a intégré les deux Mondialistes Lionel Nallet et Fabrice Estebanez dans le groupe Ciel et Blanc pour le déplacement à Brive vendredi soir.
Pour Estebanez, il s'agit d'une première avec le club francilien qu'il a rejoint à l'intersaison. Le centre tricolore revient même sur des terres connues puisqu'il a évolué pendant quatre saisons au sein du club corrézien avant de rejoindre le Racing-Métro. L'Argentin Juan Martin Hernandez, lui aussi dans le groupe, pourrait tenir sa place à l'ouverture. Benjamin Fall, Sébastien Chabal, l'Italien Mirco Bergamasco, les Sud-Africains François Steyn et François Van der Merwe sont eux toujours absents.

mercredi 2 novembre 2011

Hernandez à l'ouverture ?

Hernandez à l'ouverture ? Ménagé le week-end dernier à Castres (19-23), Juan Martin Hernandez devrait être titulaire à l'ouverture pour le déplacement à Brive vendredi (20h45). L'ouvreur argentin du Racing-Métro s'est entraîné mardi en numéro 10. Côté mondialistes, Fabrice Estebanez s'est entraîné et pourrait faire sa première apparition dans le groupe. En revanche, Lionel Nallet est toujours en vacances et ne retrouvera l'entraînement qu'en début de semaine prochaine

mardi 1 novembre 2011

Racing, la jeunesse victorieuse

La victoire du Racing-Métro à Castres est sans aucun doute la plus belle performance de cette neuvième journée de Top 14. Et pourtant aucun des "indiscutables" franciliens n'était sur la feuille de match. Ce succès, les hommes de Pierre Berbizier sont allés le chercher grâce à leur jeunesse.




Dans l'inconscient commun, le Racing-Métro est synonyme d'équipe de stars où se croisent Chabal, Steyn ou Hernandez. Depuis vendredi soir, la France du rugby a également découvert une équipe composée de jeunes joueurs du centre de formation et d'anonymes combattants. Car avec cette victoire à Pierre-Antoine 23-19, les Racingmen ont marqué les esprits: dixit Pierre Berbizier, "la star, c'est l'équipe". Pas l'inverse.
Avant ce duel face au solide leader ex-aequo du Top 14, personne ne donnait la moindre chance aux joueurs de Colombes. En laissant légion de ces cadres à la maison - exit les Chabal, Hernandez, Bobo, Cronje ou encore Chavancy - le staff du Racing avait fait du match de la prochaine journée contre Brive sa priorité. Sur la feuille de match, six joueurs du centre de formation. Ce qui rend d'autant plus fier le président du club, Jacky Lorenzetti: "Six joueurs du centre de formation étaient présents. Cela donne un éclairage nouveau à notre équipe". Une équipe qui a donc créé la surprise. Mais une surprise tout à fait logique à la vue de la copie fournie par les Ciel et Blanc.
Les verra-t-on à Brive ?
Ainsi, Lorée, Vakatawa, Ben Arous, Metz, Lane et Côme sortent tous du centre de formation francilien. Encore inconnus et cantonnés à leurs rôles de remplaçants, ils ont tiré la lumière sur eux grâce à une grosse performance. Ce que résumait d'ailleurs leur capitaine Grégory Arganese à la fin du match: "Nous étions venus à Castres en nous disant : "On laisse nos tripes sur la pelouse et on verra bien ce qu'il advient"". Au vu du score, ils ont tenu parole.
La grande interrogation du moment est de savoir si cette victoire a changé la donne dans l'esprit de Pierre Berbizier. Car en ramenant les quatre points de la victoire de Castres, ces jeunes pousses postulent clairement à jouer un rôle plus important que celui de remplaçants de luxe. Ce déplacement à Brive pour un match qui pourrait être celui du tournant pour chacune des deux équipes donnera donc un début de réponse. On voit tout de même mal l'ancien demi de mêlée de l'équipe de France ne pas aligner ses vedettes...